Auteurs et intervenants

André Marcon
Bruno Durocher
Chantal Maillard
Christian Loustau
Compagnie Asparas Théâtre
David Buatois
Jean-Pierre Thibaudat
Laurent Albarracin
Lionel Mazari
Marie Cosnay
Marie-Hélène Lafon
Mathieu Riboulet
Nicole Gdalia
Omar Youssef Souleimane
Salah Al Hamdani
Solène Pougnet
Velimir Khlebnikov
Yvan Mignot
Yves Ouallet

Marie-Hélène Lafon, les pays et l’ardente incarnation…

Le « pays premier » de M.H. Lafon, c’est le Haut-Cantal où elle est née en 1962. Ce monde paysan des origines,où elle a vécu enfance et adolescence, qui disparaît « à bas bruit », ce pays perdu avec ses gens perclus de solitude et de silence, auquel elle est viscéralement attachée et dont elle s’est arrachée pour entrer dans le monde second des études et des livres, elle travaille inlassablement à l’évoquer, le convoquer, le restituer, l’incarner depuis qu’elle a commencé à écrire en 1996.

Elle a pris la parole, elle parle pour ceux à qui on ne l’a pas donnée ou qui ne savent pas la prendre, mais tiennent et se tiennent à leur place. Elle écrit pour faire droit et honneur à ce monde, à Marie, aux Santoire, à Joseph, aux « derniers Indiens »…

Et il est pour M.H.Lafon un autre pays, aussi charnellement habité et vécu : c’est la langue. « L’étreinte », « l’empoignade » : ces mots lui viennent pour parler de son corps à corps avec la langue, de son travail tenace pour « faire rendre gorge » au réel qui la happe et l’émerveille, pour « écrire sous la peau de ses personnages » ; il s’agit de « flairer », « creuser », « ruminer », « malaxer », « mâcher » la matière verbale, c’est « sensuel », « terrien », « organique ».

La radicalité et la violence de ses textes viennent de là -du pays premier-, mais en viennent aussi la grâce et la jubilation qui portent cette « écriture à l’os » et aussi ce souffle qui la traverse, nous traverse et nous bouleverse. Oui, son écriture est pays où s’enraciner  et ardente incarnation, « élan organique » et « feu vital ».

“Plein corps”,pleine peau”,M.H. Lafon lira avec M.Riboulet pour que”le corps et le verbe dansent”.

En attendant,à lire parmi ses romans et nouvelles : Le soir du chien (2001,Prix Renaudot des lycéens) ; Liturgie (2002) ; Les derniers Indiens (2008) ; L’annonce (2009, Prix des libraires, Prix Paroles d’encre, Prix Marguerite Audoux) ; Les Pays (2012, Prix du style, Prix Arverne) ; Joseph (2014) ; Histoires (2015, Prix Goncourt de la nouvelle) ; Nos vies (2017) ;

Les textes de M.H. Lafon sont publiés chez Buchet-Chastel (et pour certains en éditions de poche).

 

 

Mathieu Riboulet, entre la rage et la grâce…

Mathieu Riboulet, c’est d’abord une voix, une écriture tendue et tranchante, sensuelle et fervente. Entre récit et roman, ses textes portent au plus haut l’exigence d’une langue vibrante à la poésie incandescente. Ecrire pour célébrer et “en découdre”, dans un même élan ardent. Creuser ce qui reste invisible, se dérobe à nous et demeure inépuisable : la question des corps et du désir, le lien entre sexualité et politique, la violence et la beauté indémêlables. Dans son œuvre, usage des corps, du monde et de la liberté se conjuguent pour “rendre justice” à nos existences-poétiquement et politiquement. La littérature comme un combat et une action de grâces.

Né en 1960, M. Riboulet a d’abord réalisé des films, après des études de lettres et de cinéma avant de se consacrer à l’écriture depuis 1996. D’abord publié chez Maurice Nadeau et Gallimard, il est lié depuis 2008 aux éditions Verdier.

A lire : Le corps des anges, Gallimard 2005 ; L’Amant des morts, Verdier 2008 -prix de l’Estuaire 2008-2009 ; Les Œuvres de miséricorde, Verdier 2012 -prix Décembre 2012 ; Prendre dates, Paris, 6 janvier-14 janvier 2015 avec Patrick Boucheron Verdier, 2015 ;
Entre les deux il n’y a rien, Verdier 2015 ; Lisières du corps, Verdier,2015 ; Le regard de la source, Verdier poche, 2017.

 

Omar Youssef Souleimane

Né en 1987 au nord de Damas, Omar Youssef Souleymane a étudié la littérature arabe à l’université de Homs et a été correspondant de presse en Syrie de 2006 à 2010 pour de nombreux journaux arabes.

Engagé en mars 2011 dans les manifestations pacifiques de Damas et Homs, recherché par les services de renseignements, il entre dans la clandestinité. Il a obtenu l’asile politique en France où il vit depuis 2012.

Poète, il a notamment publié : Je ferme les yeux et j’y vais, prix koweitien Saad Al Sabbah en 2010) ; La mort ne séduit pas les ivrognes, bilingue français/arabe (L’oreille du loup en 2014).

A lire : L’enfant oublié (Signum 2016)

 

Salah Al Hamdani

Né en 1951 à Bagdad, Salah Al Hamdani est un écrivain, poète et homme de théâtre français. Opposant à la dictature de Saddam Hussein, il connaît la torture et la prison en Irak. Nourri par l’œuvre de Camus, il choisit la France pour terre d’exil en 1975.

Dans son action comme dans son écriture, il s’engage contre la dictature, les guerres et le terrorisme, animé par une ardente conviction humaniste.

Il a commencé d’écrire à 20 ans dans une prison irakienne et n’a depuis cessé, en arabe et en français. Son œuvre, riche d’une quarantaine d’ouvrages, — recueils de poèmes, romans, récits — célèbre intensément et sensuellement les valeurs de la vie et de la liberté.

A lire, par exemple : Bagdad, Mon amour suivi de Bagdad à ciel ouvert (Le Temps des Cerises 2014), Je te rêve (Pippa 2015), Contrejour amoureux (Le Nouvel Athanor 2016)

Il a traduit les poèmes de Omar Youssef Souleimane publiés par Le Temps des Cerises

 

Chantal Maillard

La poesía proporciona respuestas que ni la filosofía puede darnos” (La poésie nous fournit des réponses que ne peut donner la philosophie).

Née à Bruxelles en 1951 et naturalisée espagnole en 1969, Chantal Maillard est poète et philosophe. Après avoir obtenu un doctorat en philosophie à l’Université de Malaga, elle se spécialise en Philosophie et Religions de l’Inde à l’Université hindoue de Bénarès. De retour dans son pays d’adoption, elle est professeur d’Esthétique et de Philosophie des Arts à l’Université de Malaga jusqu’en 2000. A partir de 1998 elle collabore, avec ABC et El País, qui sont parmi les principaux journaux espagnols.

Auteur de carnets et d’essais, elle est aussi poète et reçoit en 2004 le Premio Nacional de Poesía (Prix national de Poésie) pour Matar a Platón (Tuer Platon) et en 2007 le Premio de la Crítica (Prix national de la Critique) pour Hilos (Fils, pluriel de “fil” – Voir : Note de lecture “Fils”). Elle a également traduit et édité l’œuvre de Henri Michaux et est aussi connue par ses efforts pour faire connaître la philosophie indienne.

S’articulant autour de sensations physiques, de sentiments, de situations simples, l’écriture de Chantal Maillard est nerveuse. Elle peut même paraître sèche avec des phrases courtes, incisives, des infinitifs percutants, des questionnements qui vont au plus profond de nos préoccupations, mais elle nous touche incontestablement.

A lire : pour les hispanisants, Matar a Platón (Barcelone, Tusquets, 2004, Prix national de poésie 2004) ; Hilos (Barcelone, Tusquets, 2007, Prix national de la Critique et Prix national de la Critique d’Andalousie en 2008) ; pour ceux qui ne lisent pas l’espagnol,  Fils (trad. de Pierre-Yves Soucy, Le Cormier, 2016).

 

 

Lionel Mazari

Lionel Mazari est comédien à Marseille. Il a joué dans des pièces du répertoire classique et moderne de Molière à Sartre, de Feydeau à Ionesco en passant par des adaptations de Aragon, Hugo, Rimbaud et bien d’autres encore. Il a également mis en scène et interprétés des spectacles adaptés d’œuvres de Dostoïveski, Jean-Jacques Rousseau, Malcolm Lowry, André Velter… C’est d’ailleurs une adaptation de l’œuvre de Thierry Metz qu’il viendra présenter au Marché de la Poésie de Bordeaux.

Mais, Lionel Mazari n’est pas que comédien. Il est aussi auteur, poète. Ces textes ont été publiés par des revues et éditeurs tels que Noir et Blanc, Décharge, Polder, L’Anacoluthe, De l’autre côté du mur, Inédit-Nouveau, J.C.B., Clapas, Gros Textes, Alpes Vagabondes, Autre Sud, Le coin de table, Comme en poésie, Les Archers, Traction-Brabant, Signum, Nouveaux Délits, Phoenix… Lionel Mazari possède le sens de l’image, il sait jouer avec les mots tout en donnant de la gravité à ces textes dans lesquels il aborde un large spectre de sentiments et d’émotions. Pour certains critiques il est une voix majeure de la poésie contemporaine.

Lionel Mazari est également auteur, compositeur et chanteur. S’accompagnant à la guitare, il interprète ses textes et musiques ou, aux œuvres d’artistes qu’il aime, prête sa voix grave et chaleureuse, bien posée, qui n’est pas sans rappeler Caussimon ou Ogier.

A lire : Le chien d’un immortel, Ed. du port d’Attache ; Les denoy-auteurs, Ed. du port d’Attache ; L’impossible séjour, Ed. The book Editions ; , Ed. The book Editions.

 

Yves Ouallet

Yves Ouallet est Maître de Conférences en Littérature comparée et en Littérature française des XXe -XXIe siècles à l’Université du Havre. Il anime aussi un atelier d’écriture à l’École d’Art de Rouen et du Havre. Il a d’abord réfléchi sur le temps en littérature (Temps et fiction, Presses Universitaires du Septentrion, 2001). Il s’intéresse depuis toujours aux rapports que l’espace littéraire entretient avec l’origine (Raymond Queneau, le mystère des origines, dir. Yves Ouallet, Publications des Universités de Rouen et du Havre, 2005), la philosophie, la musique, la peinture (Autoportrait et altérité, dir. Yves Ouallet et Sandrine Lascaux, PURH, 2014).

En ce moment, il s’interroge plus particulièrement sur la survie poétique, les enjeux anthropologiques et éthiques de l’écriture (L’écriture et la vie, tome I – Inscriptions, Éditions Phloème, 2015, L’écriture et la vie, tome II – La survie poétique, Éditions Phloème, 2016, L’écriture et la vie, tome III – Éthique et écriture, Éditions Phloème, 2016). Il préfère désormais les hypothèses et les conjectures aux thèses. Dernières conjectures : l’identité poétique, le corps poétique, le désoubli, la pensée errante (La pensée errante, en préparation). Il a toujours hésité entre la vie philosophique (Petit traité des émotions, Essai, septembre 2017), et la vie poétique (Mer d’Aral, poèmes, à paraître en 2018).

 

Laurent Albarracin

Né à Angers en 1970, vivant en Corrèze depuis 1995, Laurent Albarracin est poète, chroniqueur et éditeur.

Il publie ses premiers poèmes dans de petites structures éditoriales tout en participant de 1995 à 2003 à l’aventure du Jardin ouvrier, la revue du poète Ivar Ch’vavar.

Le Verre de l’eau (Le Corridor bleu, 2008) réunit ses premiers textes. Par la suite, il a notamment publié Le Secret secret  (Flammarion, 2012), Herbe pour herbe (Dernier télégramme, 2014) et Cela (Rougerie, 2016). Il est également l’auteur de deux études publies aux éditions des Vanneaux, l’une sur Louis-François Delisse en 2009, l’autre sur Pierre Peuchmaurd en 2011.

Parallèlement à son travail d’écriture, il développe une activité d’éditeur avec sa maison Le Cadran Ligné et de critique en participant au site Poezibao ainsi qu’à la chronique de Poésie sur celui de Pierre Campion (Images de la poésie).

 

André Marcon, “acteur possédé”

André Marcon, “acteur possédé”, travaille les textes” comme un musicien travaille sa partition”. La voix unique -“au bout du corps” portée par le souffle, pulsant le rythme- et toute la puissance d’être de ce passeur de mots hors normes habitent le texte, en font circuler l’énergie et les sens dans la jubilation de la parole.

Le travail de ce “mangeur de langues” est tout particulièrement lié au théâtre de Valère Novarina, dont il est depuis 1986 l’exceptionnel interprète avec Le Discours aux animaux, le Monologue d’Adramalech, L’origine rouge, Je suis… (élu Meilleur comédien pour Le Discours aux animaux).

Dans les mises en scène d’A. Vitez, de R. Planchon, B. Sobel, J.P. Vincent, Luc Bondy, A. Françon, G. Lavaudan, D. Bezace, M.Didym, il a joué Gogol, Goldoni, Shakeaspare, Molière, Feydeau, Brecht, Pinter, Yasmina Reza…

Au cinéma, dans plus de 40 films, il a été dirigé par J. Rivette, O. Assayas, B. Bonnello, L. Belvaux, B. Jacquot, Mia Hansen Love, X. Gianolli, G. Gallienne, A. Dupontel (En 2016, César du meilleur acteur pour un second rôle dans Marguerite de X. Gianolli).

Dans une vingtaine de films et dramatiques pour la télévision, il incarne aussi des personnages forts et singuliers, et toujours, sa voix , son phrasé étonnent…

André Marcon donc, ou un inlassable et ardent corps à corps avec les mots.

Le Marché de la Poésie lui a donné carte blanche. il nous fera entendre le début du chapitre XIII du roman de James Joyce ULYSSE (1922), intitulé NAUSICAA, dans la traduction de Patrice Drevet :

Sur une plage de Dublin, le 16 juin 1904, au crépuscule… une jeune fille en fleurs irlandaise dans tous ses états, Gertie MacDowell en Nausicaa, Vierge Marie et Bovary, un piège à regards…

Une plongée parodique et sarcastique dans l’imaginaire et les fantasmes féminins à travers les salves de monologue intérieur d’une sainte n’y touche exaltée, engluée dans les rêves et clichés de la  séduction et du désir….

Un texte pour André Marcon, où l’écriture  jouissive et sacrilège de James Joyce met allègrement en pièces stéréotypes, leurres et conventions !

André Marcon dans ULYSSE de Joyce ! Une création pour le Marché de la Poésie.

 

 

Marie Cosnay, entre textes antiques et préoccupations contemporaines

Née en 1965 à Bayonne, où, après un séjour à Paris, elle est revenue vivre, Marie Cosnay enseigne les lettres classiques au collège François-Truffaut de Saint-Martin-de-Seignanx dans les Landes. Parallèlement à cette activité, elle traduit des textes antiques, notamment Métamorphoses d’Ovide (Éditions de l’Ogre, 2017).

Marie Cosnay écrit aussi. « …je cherche à donner des objets et une forme à ce qui existe en désordre et en image, quelque part, en moi, et qui me vient des livres que j’ai lus et aimés, des choses que j’ai vues, des gens et constructions qui me sont, par bonheur et hasard, » explique-t-elle sur sa fiche de “La Maison des écrivains et de la littérature”. Ses textes, même lorsqu’ils font référence à l’histoire, sont ancrés dans le « contexte singulier qui est celui d’aujourd’hui. » Ils portent un regard critique sur l’environnement politique et social contemporains comme dans Entre chagrin et néant (Cadex, 2009) écrit après avoir assisté pendant cinq mois aux audiences de « sans-papiers » présentés au juge des libertés et de la détention de Bayonne, ou encore dans A notre humanité (Quidam éditeur, 2012 ) dont le récit va de la Commune ou printemps arabe.

 

Solène Pougnet

Musicienne, violoniste, chanteuse, comédienne, Solène Pougnet s’intéresse particulièrement aux formes artistiques mêlant performance et improvisations.

Elle a joué dans des formations musicales aux styles variés (rock, rap, flamenco, chanson, jazz), des spectacles de théâtre ou d’autres formes courtes mêlant danse et improvisations.

Formation : violon classique avec Giorgio Bocci ; violon jazz avec Pascal Rauzet et à l’Ecole de Musique Didier Lockwood ; théâtre à la fac arts du spectacle à Bordeaux ; danse improvisée avec Gabrielle Reix.

Au Marché de la Poésie de Bordeaux, Solène Pougnet accompagnera Christian Loustau pour une lecture scénarisée de l’Ode maritime de Pessoa.

 

 

Velimir Khlebnikov

Velimir Khlebnikov, de son vrai nom Viktor Vladimirovitch Khlebnikov, Velimir étant un pseudonyme, est un poète, dramaturge et écrivain russe, né le 28 octobre 1885 et mort le 28 juin 1922.

En mai 1919, la révolution a eu lieu et elle a radicalement donné son visage au XXe siècle. Khlebnikov quitte Moscou, une petite valise à la main : « Je vais dans le Midi, c’est le printemps. »

Il part vers l’un des points les plus brûlants de la guerre civile, l’Ukraine. L’errance va durer plus de trois ans et le mènera autour de la Caspienne, en Azerbaïdjan, au Daghestan, en Perse, puis de nouveau en Russie. Il sera emporté par la misère et la gangrène à Santalovo, un village du Nord, près de Novgorod.

La valise a fait place à une légendaire taie d’oreiller dans laquelle il entasse ses manuscrits, poèmes, proses, lettres, feuilles parfois volées ou envolées, qui accueille aussi son sommeil.

Il écrit aussi dans l’urgence, dans l’obscurité, dans la maison des fous, au profond de la faim, des abris de fortune, devant des feux de camp où s’échangent pain et poème, pain et immortalité.

 

Yvan Mignot, traducteur et poète

Né en 1942 à Saint Pardoux la Croisille (Corrèze), Yvan Mignot vit aujourd’hui en Ardèche. Agrégé de russe, il traduit et présente des auteurs ayant écrit dans cette langue. Il participe à différentes revues comme Action Poétique, Banana Split, Change, Europe, If, Petite ainsi qu’aux Comptoirs de la nouvelle BS. Egalement poète, il écrit en français et en russe.

Il interviendra au Marché de la Poésie de Bordeaux pour présenter le poète russe Velimir Khlebnikov à l’occasion de la sortie aux éditions Verdier d’un volume rassemble les écrits des quatre dernières années de la vie de Khlebnikov, années d’errance en Ukraine, puis entre Perse, Azerbaïdjan et Russie (Vélimir Khlebnikov, Œuvres, 1919-1922, Verdier septembre 2017).

 

Jean-Pierre Thibaudat

Journaliste, écrivain, conseiller artistique
Journaliste à Libération de 1978 à 2006 (successivement responsable de la rubrique théâtre, journaliste culture, correspondant à Moscou, grand reporter), d’avril 2006 à avril 2016 conseiller artistique du festival Passages (Nancy puis Metz), création du blog “Théâtre et balagan” en 2007 sur Rue89 jusqu’en février 2015 et depuis cette date tenue du blog “Balagan” sur Mediapart.

Il sera au marché de la Poésie de Bordeaux pour s’entretenir avec Yvan Mignot sur Œuvres de Vélimir Khlebnikov.

 

Compagnie Apsaras Théâtre

Fondée en 1994 à Bordeaux par Henri Bonnithon, la Compagnie Apsaras Théâtre s’est donnée pour objectif de proposer à un large public un travail conciliant formes théâtrales traditionnelles et sujets contemporains. Un groupe de recherche et de création se constitue peu à peu, réunissant comédiens, plasticiens, danseurs et musiciens. Au fil des ans, plusieurs spectacles se sont succédés, en abordant les sujets les plus divers : la migration, la relation Orient/Occident, l’immortalité à travers les contes, les faits divers ou encore les questionnements du couple.

Depuis son origine, la Compagnie Apsaras Théâtre a développé, en parallèle avec ses activités de création, une action pédagogique qui lui paraît à la fois essentielle et complémentaire. Apsaras Formation propose ainsi des stages thématiques pour des publics amateurs et professionnels. C’est dans cette optique notamment que la compagnie a pensé son projet de lieu : Le Cerisier.

La Compagnie Apsaras Théâtre proposera au Marché de la Poésie de Bordeaux le spectacle Des secrets comme des poèmes à destination des jeunes enfants.

 

Christian Loustau

Après le conservatoire de Bordeaux et des débuts professionnels au

« Théâtre en miettes », Christian Loustau a joué au théâtre de nombreux auteurs (Molière, Shakespeare, Marivaux, Brecht, mais aussi Gabily, Fosse,Parker ou Penhall…), sous la direction de différents metteurs en scène (Th.Lavat, J-M Broucaret, L.Laffargue, J-P.Nercam, F.Mauget, G.Tiberghien…). Il a aussi joué et chanté avec la Compagnie Vieussens (07-13).

On a pu également le voir dans de nombreux téléfilms (S.Moati, F.Luciani, M.Sibra, A.Tasma…) et films ( A.Zulawsky, J-P Rappeneau, Les frères Larrieu, S.Nebbou …).

On a pu le voir dernièrement dans « Premier amour » de Samuel Beckett et « Abel et Bela » de Robert Pinget, avec la compagnie Tiberghien.

Au Marché de la Poésie de Bordeaux, Christian Loustau proposera une lecture scénarisée de l’Ode maritime de Pessoa.

 

Bruno Durocher, météore de l’avant-garde poétique polonaise

Bruno Durocher, né Bronislaw Kaminski le 4 mai 1919 à Cracovie (Pologne), a été un météore de l’avant-garde poétique polonaise.
Surnommé à 17 ans “le Rimbaud de la poésie polonaise” pour ses recueils Poèmes barbares et Contre, il n’aura pas le temps de publier son texte La Foire de Don Quichotte, qu’il avait lu à ses amis au Théâtre Cricot. En effet, il est arrêté en septembre 1939 à Gdansk, au bord de la Baltique, où les allemands venaient de débarquer pour envahir la Pologne.

S’en suivent six longues années de camp de concentration comme prisonnier politique, dont l’essentiel à Mathausen…
Libéré le 5 mai 1945, il arrive à Paris, ayant perdu toute sa famille. Il décide de devenir écrivain français.

En 1949, Pierre Seghers publie son premier recueil de poésie, Chemin de couleur. Il est alors salué par Eluard, Cendrars, Reverdy, Supervielle, Char, et beaucoup d’autres de ses pairs. Il décide ainsi de fonder en 1950 avec Jean Tardieu, Jean Follain et André Frénaud, la revue Caractères, qui se doublera très vite de la maison d’édition du même nom. De grands auteurs français et étrangers y seront publiés.

Décédé en 1996, Bruno Durocher, Prix Europe posthume en 1998, figure aujourd’hui dans de nombreuses anthologies et dictionnaires, dont le Dictionnaire des Écritures migrantes, parût à l’automne 2010. Certains de ses livres sont traduits et publiés à l’étranger, et un hommage lui a été rendu en 2006 par la BNF pour les dix ans de sa mort. Des travaux universitaires en France et à l’étranger sont même consacrés à son œuvre.

La publication de tous ses écrits est actuellement en cours sous la forme d’une anthologie de plusieurs tomes.

 

Nicole Gdalia

Nicole Gdalia est née à Tunis. Après son Baccalauréat de philosophie, elle poursuit ses études en Sorbonne. Agrégée de Lettres, Docteur en Sciences de l’art et des religions, elle a enseigné à la Sorbonne ainsi qu’à l’École pratique des Hautes Études. Elle fait partie d’un laboratoire de recherche du CNRS où elle est responsable de la chaire UNESCO pour le dialogue interculturel.

Sa vie est liée à celle du poète Bruno Durocher dont elle est devient l’épouse en 1968. Elle participe aux activités des Éditions Caractères et en prend la direction à la mort du poète, en 1996.

Chroniqueuse à la radio et journaliste durant quelques années, elle a publié, outre des articles scientifiques, des critiques littéraires et artistiques ainsi que huit recueils de poèmes. Ses écrits sont traduits dans plusieurs langues, et elle figure dans de nombreuses anthologies dont l’anthologie de l’UNESCO de la poésie féminine mondiale.

 

David Buatois

Auteur, compositeur, interprète de chanson française, David Buatois est également dramaturge et metteur en scène. Il enseigne l’éducation musicale en collège et l’écriture de texte à l’Université.

Il vit et travaille en Aquitaine.

Au Marché de la Poésie de Bordeaux, il accompagnera musicalement Lionel Mazari lors de l’hommage à Thierry Metz, avec lequel il fut l’ami.

Lectures de poésies et rencontres de poètes à Bordeaux

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