Chutes

Yves Charnet
Chutes

Dire les séjours terrestres par le seul moyen du récit ; la vie est un songe et le lecteur un rêveur éveillé. La prose “fiction” y est vécue comme un blasphème ; l’imaginaire pour lui-même est une problématique reléguée dans une cabane, au fond du jardin.

Qui se souvient aujourd’hui du poète de “Proses du fils”. Cinq euros cinquante-cinq, d’occase, sur Leboncoin. Ce fut une gloire en toc. Couleurs vite passées. Rien ne se délave comme la vie. Comme L’ENVIE. Et ton ivresse ne l’a plus ce soir. L’envie d’avoir envie. Tu ferais mieux de les fourguer au premier brocanteur venu. Tes chefs-d’oeuvre inconnus. Tu fais prof de Culture G. dans l’école d’ingés de Pesquet Thomas. Le temps est progressivement devenu gris. Comme tes cheveux. Ce nouveau chapitre de ton autofiction porte un titre très simple. Portrait de l’artiste en “has-been”. Quelque plumitif avait même appelé Manet comme ça. Un raté de première classe. Tu deviens, peu à peu, cette épave. L’Ex de ta propre survie. Une nuit vient qu’on le fait comme un con. Le déconte à rebours. On coche une croix dans la colonne des foirades. Et autres ratages. C’est le milieu de la cinquantaine.” – Y. C.

Éditions Tarabuste
ISBN : 978-2-84587-512-8
18€ + (frais de port) 2€25 = 20€25

 

 

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