Édition 2023

 

 


10 au 16 mars 2023

24e Marché de la Poésie de Bordeaux

Les Frontières

 

Le 24e Marché de la poésie de Bordeaux
se déroulera du
10 au 16 mars 2023
Sous la Halle des Chartrons à Bordeaux
à la librairie Olympique,
dans les commerces du quartier des Chartrons,
dans les bibliothèques bordelaises ou encore à l’institut Cervantes

Comme chaque année, son ambition est de porter la poésie auprès des publics les plus divers par les moyens et les supports le plus variés : lectures, théâtre, performances, musique, chant, danse, vidéo…

Frontières

Cette thématique proposée par Sophie Nauleau pour l’édition 2023 du Printemps des Poètes fera écho pour le Marché de la Poésie de Bordeaux avec l’édition 2022 au cours de laquelle André Markowicz et Christian Olivier par la grâce d’une lecture de poètes de la révolution russe avaient rappelé à chacun que les mots ouvrent l’espace.

Pour aborder ce thème dans toutes ces composantes géographiques, physiques, intimes, temporelles, imaginaires… Nous serons accompagnés des maisons d’éditions habituées de notre manifestation ainsi que de nouvelles venues.

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    Le programme
    Les invités
    Les éditeurs

    “Après L’Ardeur, La Beauté, Le Courage, Le Désir puis L’Éphémère, j’avais en tête un intitulé libre et fantaisiste. Pas forcément féérique, mais sans équivoque ni férocité. Un mot qui en appelle à la félicité et à l’imaginaire. Jusqu’à ce que la tragédie guerrière s’abatte sur l’Ukraine. Que l’histoire des frontières, des conflits et des territoires, revienne cadenasser nos consciences. Tourmenter nos esprits.
    Mais les frontières ne sont pas que géopolitiques ou armées. Pas qu’un enjeu meurtrier. Ni une ligne de front fortifiée. Il en est même que l’on ne cesse de franchir, du petit jour à la minuit, de l’enfance au lendemain, du visible au caché, de la mort à la vie, du réel à la poésie. C’est cet au-delà des frontières qu’il est temps de questionner, ce monde qui rassemble, étonne, dépayse, plus qu’il ne sépare. Ces limites qu’il nous faut constamment repousser. Ce danger qu’il nous faut conjurer.
    D’antan à aujourd’hui, et à demain déjà. La peur et l’émotion qu’éprouvait Jean Genet au passage des frontières. La savante malice de Gilles Lapouge  : « les frontières, je les aime et je les déteste  ». La longueur de vue de Michel Butor qui, ayant le goût des lieux-dits, vivait volontairement «  À l’écart  » ou «  À la frontière  », expliquant  : «  Traverser les frontières m’aide à voir  ». Allons donc y voir, plus loin que les paroles, les démarcations et les pensées toutes faites, là où les mots ouvrent l’espace. Outrepassent les pointillés des cartes. Là où l’être et l’âme en mouvement l’emportent sur l’à-plat des planisphères”

    Sophie Nauleau