A l’enfant qui danse dans le vent

Danse là sur le rivage
Car pourquoi te soucierais-tu
Du vent ou de l’eau qui gronde ?
Et après secoue tes cheveux
Qu’ont trempés les gouttes amères.
Tu es jeune, tu ne sais pas
Que l’imbécile triomphe,
Ni qu’on perd l’amour aussitôt
Qu’on l’a gagné, ni qu’est mort
Celui qui œuvrait le mieux, mais laissa
Défaite toute la gerbe.
Ah, pourquoi aurais-tu la crainte
De l’horreur que clame le vent ?

W. B. Yeats

Quarante-cinq poèmes,traduction d’Yves Bonnefoy, Gallimard, 2003

Une réflexion sur « A l’enfant qui danse dans le vent »

  1. « Ça et là, sur les arbres, il subsiste des feuilles
    Et je reste souvent, pensif, devant elles . Je contemple une feuille et j’y accroche mon espoir. Quand le vent joue avec elle, je tremble de tout mon être
    Et si elle tombe, hélas, mon espoir tombe avec elle . »

    Schubert , Letze Hoffnung
    Voyage d’hiver

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