Combien désiré

Combien désiré

combien désiré combien doux
ce murmure trop ténu
auquel je donne voix
en me creusant
dans mon silence

puis lourds
encore aveugles
encore mêlés
à tous cet humus
où ils prenaient vie
les mots qui montent affluent
s’inscrivent sur la page

ces mots que j’enfante
et qui me donnent le jour

Charles Juliet

Une réflexion sur « Combien désiré »

  1. Ils sont silencieux ces mots enfouis
    Ils demeurent taiseux
    Ils empoisonnent
    parfois
    Ils rongent
    Ils tapent aux portes
    Ils cherchent la lumière du jour
    Ils ne disent rien
    Tant qu’ils demeurent.
    Et si par imprudence
    Ils se mettent à parler
    Ils ouvrent les fenêtres
    Ils soufflent
    Leur vie est éprouvée
    Ils ne peuvent plus taire
    Ce qu’ils avaient tissés
    Et ils se révèlent à l’encre
    Dans l’espoir d’être partagés
    Peut-être.

    Et le risque est grand.
    Mais ne point oser
    Serait un renoncement à vivre .

    Véronique C Chastelier

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