Judy Chicago et la question de la sexuation

CAPC_Logo_blackLe 29 juin 2016 à 19h
Auditorium du CAPC
Entrée libre

 

Judy Chicago with backdrop, Boxing Ring Ad, Artforum, 1970. Photo © Donald Woodman 2015
Judy Chicago with backdrop, Boxing Ring Ad, Artforum, 1970. Photo © Donald Woodman 2015Judy Chicago et la question de la sexuation

Mehdi Belhaj Kacem proposera une lecture singulière  de l’œuvre de l’artiste américaine Judy Chicago à travers le prisme de son récent ouvrage Être et Sexuation (2013). Un livre que l’auteur a voulu au service d’une émancipation.

Être et Sexuation se développe à  partir de deux hypothèses novatrices : les discours sur l’être (ontologies) sont sexués ; le désir et la jouissance sont chez la femme une seule et même expérience. A partir de ces postulats, Mehdi Belhaj Kacem tente dans cet essai une approche de ce qui pourrait être fondateur de la différence homme/femme et pointe dans le même temps les différents régimes d’oppression ou de domination dont cette dernière a été et reste la cible. Comment s’est constituée originairement cette différence ? Une  réponse possible est à trouver dans  la libido et la psychanalyse.

Mehdi Belhaj Kacem
Mehdi Belhaj Kacem

Ecrivain et philosophe né en 1973, Mehdi Belhaj Kacem est à l’origine d’une œuvre protéiforme et riche ; d’une pensée libre, foisonnante, prolifique et critique qui s’est construite en marge des circuits universitaires traditionnels. Explorant les possibilités du langage à travers une “anarchisation” du discours dans ses premiers romans (Cancer, 1994 ; Vies et morts d’Irène Lepic, 1996), Mehdi Belhaj Kacem s’est fait dans les années 90 le témoin révolté d’une  “génération sacrifiée” dont l’horizon idéologique s’est construit sur les ruines des utopies passées. La réflexion philosophique dans les années 2000 va progressivement s’imposer chez cet auteur hors normes pour penser la société contemporaine (La psychose française – Les banlieues : le ban de la république, 2006) mais aussi les grands thèmes de la philosophie que sont l’ironie, l’être, l’art (Inesthétique et mimesis : Badiou, Lacoue-Labarthe et la question de l’art, 2010) ou encore le nihilisme (L’esprit du nihilisme – Une ontologie de l’histoire, 2009) en bousculant les idées reçues comme un “pirate de tout ordre spéculatif académiquement formulable” (Alain Badiou).

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