La nuit n’est pas tout à fait finie

La nuit n’est pas tout à fait finie

La nuit n’est pas tout à fait finie
Ma lune est demie
Encerclée de nuages
Seule l’ Étoile  du Berger
À l’est, rien de nouveau

Chœurs d’oiseaux
Fendus récréés
Par deux trains de fret
Lourds

La nuit n’est pas finie encore
L’est se dore :
Ainsi nuit à l’ouest
Tout arrive
Et au sud de mon ouest
Tout s’invente en rives.

Passerelle de rimes,
Je suis en points cardinaux,
Et ce matin nouveau
Vient .
Du sien Nord
Pas de répit .
Mon cœur tend vers le Sud
Parce que tropique
Mes yeux regardent vers l’est
Parce que Mexique Nuit de l’Iguane
En pacifique
Et Mexique  bleu turquoise
En maya des caraïbes
Aux yeux couleur ardoise.
Sur fond vert forêts
Et musiques chaloupées
Combien de nuits restent à habiter?

Combien de nuits d’altitude
Et de grands lacs des rudes
P´urepecha fiers & doux ,
Et des fidèles almas cistudes
Veilleront sur leurs morts
Encore
Ici & Là-Bas ?
Corps poussières
Poussières mexicaines
Des défunts veillés en 1er et 2 novembre .
Ici ~maintenant
Veilleuse inter dépendante
Entre deux continents
On panse ses plaies
On imagine le retour
VOLVER
Toujours

Lancinante assignée,
Mes poèmes seuls
Demeurent
Libres.
Ils s’en vont
Sur leurs pas de danse
Et virevoltent
Comme bon leur semble

À présent ma demie lune vrille
Pour l’amour d’un matin
Pour le jour qui me tend la main
Moiteurs diffuses
Premiers corbeaux
Au milieu des chansons d’oiseaux
Et des chants d’ultimes grillons
Vaillants
Résistants .
Passe un avion
Traces kérosène
Juste au-dessous de Phaéton

Il me reste un peu de nuit
Et dans mes yeux
Je vois leurs haines
Je vois mes peurs
Qui ne laisseront la place vacante
Qu’en intermittences
Ou partance.

Si j’étais un oiseau
Ou deux oiseaux ,
Je serai Colibri*
Je serai Quetzal*
Chatoyantes couleurs
Tropicales

Mais aussi cendrée
des nuées de migrateurs,
géantes grues majestueuses
Me possèdent .

Rien ne s’opposait à leurs retours
Rien ne  s’oppose au nouveau jour

C’est ainsi
Depuis la nuit des temps
Des Landes & des grottes
Parchemins .
Muralistes conteurs de vie
Fresques des géants
Orozco Diego Rivera
Lascaux Altamira
Patrimoines vivants
De l’humanité

Mon humaine condition
N’est pas reddition ,
Ne demeurera pas en sursis,
Mais en passions :
Ces imaginations
Fertiles thérapies
Sublimation
Comme seule arme de vie
Et le Tao
D’IsaO
En modèle vivant.

Mon arbre de vie
Lui
Me revient toujours
Mexicain
Œuvres d’art en nahuatl
Aztèques des métèques
Avec ma tête de je ne sais quoi
Étymologies grecques
En un prénom
Qui dit sa vérité
Selon la météo
Selon les jours & les nuits.

À présent le voilà orangé !
C’est un matin qui vient
Va me prendre la main
Me tenant debout
Digne
Ils n’auront jamais
Mes défaites
En ces douceurs
D’ici & là-bas
Là-haut
Sur Terre
En Mer…

Véronique C Chastelier

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