Chantier d’oiseaux

Chantier d’oiseaux

Au matin, on entend le chantier de tous les oiseaux,
des tutoiements aigus, des ouvriers qui s’interpellent. Suspendus comme des lampions, des moineaux
se chamaillent en vol.

Après le bégaiement des rêves, voici le corps des mots, dans leur muselière de poussière. Voici les grandes herbes dodelinant.

Pendant la journée, dans une peine qui s’épaissit,
c’est toute la mémoire des cailloux qui durcit.

Claire Massart

Une réflexion au sujet de « Chantier d’oiseaux »

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *