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Au dessus de l’argile de tant d’années
j’ai posé mes pieds

Une carte géographique s’éveille parmi les dunes
Une ombre
en bas des chardonnerets suivant
le mouvement des branches

Qui interdirait aux Anciens
de venir sur cette terre
J’ai entendu
ce que je ne voyais pas même si c’est ta trace
qui s’efface

Un après-midi très lent
pour les pieds de ceux qui montent et sont habitués
à monter
vers ce que nous n’imaginons pas

J’accueillais un chemin
en bas de ma poitrine
Montant
Un amas de souffles se dispute le cours du chemin
gravissant la poitrine

Ce que j’avais perdu est retrouvé mes organes
Le plaisir
de l’oubli

استِـقْبال

صلْصالُ أزمنةٍ حَططْتُ
قدَميّ فوْقهُ

خريطةٌ تستـيْقظُ بيْنَ الهضابِ
فيْءٌ
تحْتَ الحسَاسينِ التي تتْبعُ
حَركةَ الأغْصانِ

مَنْ يمنعُ القُدماءَ أنْ يأتُوا
إلَى هذه البُقْعةِ
سَمعْتُ
مَا لا أراهُ رغْمَ أنّهُ أثرُكَ الذي
يُمْحَى

عشيّةٌ بَطيئةٌ
لأقدامِ صَاعدينَ تعوّدوا علَى
الصّعُودِ
إلَى ما لا نتخيّلُهُ

كنتُ أسْتقبلُ شُعْبةً
بأسْفلِ صَدري
صَاعداً
جمْعٌ من الأنْفاسِ مُحْتدماً
يعْرُجُ
في الصّبْرِ

مَا كدتُ أفْتقدُ اسْتعادَ منّي الأعضاءَ
نعْمَةُ
النّسْـيانْ

Mohammed Bennis
Traduction de l’auteur en collaboration avec Rodrigue Marques de Sousa

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