Retour

L’arbre n’a pas changé de place
Ni la maison aux chiens
Où l’on pend jusqu’au matin
Leurs langues roses
Dans les nuits chaudes et de couleur.

La rue tient toujours son bâton de berger,
Se croit château-cabane,
La chouette a descendu son œil,
Range les verres, soutient l’or
Et sur le toit le coq en bronze
Lance son cri silencieux

Campagne des verdures
Où le sang vient à l’aube
Comme on te décrit bien
Quand on te prend au ventre «
Un jour, une voiture s’arrête
Et l’on ne sait qui en descend…»
La femme au feutre non-Est partie sous les saules
Effaçant un à un ses pas,
Même morte, elle reçoit ton visage
Et brûle encore du feu du premier mot

Tout commence lorsqu’on ne parle plus,
Étend devant soi
Des doigts de laine et de givre.

Claude de Burine

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.