O homme ! Prends garde !

O homme ! Prends garde !
Que dit minuit profond ?
« J’ai dormi, j’ai dormi, —
« D’un profond sommeil je me suis éveillé : —
« Le monde est profond,
« et plus profond que ne pensait le jour
« Profonde est sa douleur, —
« La joie plus profonde que la peine.
« La douleur dit : passe et finis !
« Mais toute joie veut l’éternité,
» — veut la profonde éternité ! »

Friedrich Nietzsche

Ainsi parlait Zarathoustra (1885) – Le chant d’ivresse

2 réflexions sur « O homme ! Prends garde ! »

  1. Traduire le ravin / Burkaitz

    Bientôt
    Entre parenthèses
    Une pause entre les gouttes .
    C’est comme un voilage
    Cette pluie incessante
    Dans ce vert paysage.
    Lente ascension déterminée
    Malgré la douceur caressante
    Qui inviterait la mélancolie,
    Au bord des ravines & ravins
    Dans cette forêt luxuriante
    On pourrait s’imaginer loin.
    Peut-être l’Amazonie?
    Mais il n’y a pas de brebis
    Sur les berges de l’Amazone.
    Et il n’y a point de sommets à 900 mètres qui soient aussi verts.
    Peut-être les Tumuc Humac ?

    Ici & Maintenant
    pottoks & vautours fauves
    Veillent au grain.

    La halte se mérite
    Tout là-haut
    Ou tout au fond .

    Traduire le ravin
    C’est le définir
    C’est aussi l’ouvrir
    C’est partir ailleurs.

    Au bout de la pente raide
    Qui fût un chemin de pierres
    Mélange de terres prometteuses
    Bordées de châtaigniers
    Ou de collines solides
    Avec ou sans sapins
    Il y a de la fumée
    Signe d’humanité
    On n’entend plus les oiseaux
    En cette saison des pluies froides
    Et des chasses à l’aube.

    L’été loin
    L’hiver demain.

    Avant ?
    je n’en sais rien
    Du temps des contrebandiers
    Et des exilés frontaliers
    Qui partaient à pied
    À dos de mulets
    Peut-être.
    Machado lui c’est à Collioure qu’il est passé
    Y est resté
    sous terre .

    Une halte s’impose
    Après s’être faite désirer
    Espérer
    Cette pause en haut
    C’est là
    Que l’on choisit

    Rester vivant
    Malgré l’hiver .

    La pause en décembre
    Est un peu moins bleue
    Mais bien plus franche
    Pas de causerie obligatoire
    Juste la joie des histoires
    Et le plaisir des yeux
    Face au feu de l’asador
    Les gargouillis des ventres creux
    Les yeux goûtent avant les bouches
    Tout est dégusté
    Jusqu’à la dernière arête de truite sauvage
    Et les cœurs se retrouvent
    Enchantent les murs rouges et blancs
    Qui parfois résonnent de chants.
    Tout n’est que chaleur humaine
    Entre parenthèses
    Entre voix altos et sopranos
    Dans cette langue vaste
    Comme l’est son pays :
    Vaste et mystérieux
    Puissant et iodé
    Plongeant dans l’océan
    Direction l’ouest:
    L’Euskadi s’est éparpillé
    Jusqu’en Amérique…

    Des retours ici,
    Pas des adieux ,
    Jamais à Burkaitz.

    Pour le plaisir des gestes
    Des bras qui s’ouvrent
    Des abrazos timides
    L’accueil est juste.
    L’émotion n’est pas à jour
    L’émotion est discrète
    Elle affleure
    Tente une pirouette
    Par pudeur.
    Mais chanter n’est pas dire
    Parler n’est pas pour rien
    Et regarder c’est considérer
    Sinon l’on ne regarde pas.

    Ici , on ne triche pas
    Non , ici on y est soi
    Où l’on n’y vient pas.

  2. «  Toute joie veut la profonde éternité »

    N’est -ce pas ?

    XXXIX

    Cultivo una rosa blanca
    En julio como en enero
    Para el amigo sincero
    Que me da su mano franca

    José Martí (1853-1895)
    Versos Sencillos

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