Le prétexte

 

Lily Michaelides

Il y avait les dunes.
La maison qui restait toute seule.
La mer qui glissait sur une plage, toute à elle
et les tamaris qui poussaient éperdument.
Il y avait la lune plus pleine de jour en jour
jusqu’à être rouge comme une boule de glace
qui m’appelait à la goûter.
Et le vent qui amenait le sable aux visages
sable sans poids, doré, humide et collant à la peau.Et toi qui n’étais pas là, mais remplissais les chambres
d’un amour éperdu comme les tamaris.
Tu n’étais pas là.
Mais tu étais le prétexte.

Lily Michaelides

In Voix vives de Méditerranée en MéditerranéeAnthologie Sète 2020, Bruno Doucey, 2020
Traduit du grec par Michel Volkovitch

 

 

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