Ils se promènent partout


Avec des armes
Sur la même terre que moi
Sur cette terre
Qui est une chose d’aucun

Et ne me dites pas
Que j’ai tenu des femmes
Dans mes bras
Pour faire l’amour comme
On retient
La meute derrière la biche

Ils se promènent partout
Le long des côtes
Et des camions
Entre les clôtures de fils
Électriques
Et les frontières interdites
Dont ils sont
Les kapos peu stipendiés



Sur cette terre
Qui est une chose d’aucun
Leurs dieux ont toujours
Porté des bottes
Et l’uniforme de l’au-delà

Et ne me dites pas
Qu’ils marchent au pas de
L’oie parce qu’ils
S’aiment comme des amis

Car en faisant l’amour
Nous sommes

Nus à personne et libres
Sans armes
Sans le moindre tabou

Sur cette terre
Qui voulait bien de nous


Werner Lambersy (Belgique)

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