Élégie d’automne

 

Nimrod Bena Djangrang dit Nimrod
© Murielle Szac/Ed.B.Doucey (libre de droit via Le Printemps des Poètes 2017)

Le soleil revient, chaud, presque cru. Nous tenons
Les gages de notre survie, reflets blonds des dieux
Squares d’énigmes sur des parterres dorés
Sur les routes, les maisons, les lacs, les cheveux
Des très-belles… Tout nous distrait ici du chagrin
De l’ami trop tôt disparu. Clarté du ciel
Qui accuse ma solitude, attise mon angoisse.
Quel rendez-vous avec des beautés qui songent ?
Je bois l’eau claire de la fontaine, surpris
Par mon geste. La certitude que j’étreins
Est celle de mourir sans peine.

Nimrod

 

 

 

 

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