Dithyrambes par Jérôme Sanson

Le mardi 5 mars à 20h30, Jérôme Sanson créera Dithyrambes, une pièce théâtrale sur la solitude inspirée par le texte de Ainsi parlait Zarathoustra, à laquelle il travaille depuis plusieurs années.

Entrée : 12€ – Etudiant et demandeur d’emploi : 8€
Pour prendre vos places :
À la Librairie olympique, 23 rue Rode à Bordeaux, 05 56 01 03 90 ou, pour participer au projet, > ici

Accompagné par un musicien, le comédien veut faire écho à la poésie de Friedrich Nietzsche, la faire émerger à travers le corps théâtral expressionniste. Seul sur scène, par la parole et le langage rythmé de son corps, il veut tenter de rendre visible l’invisible, d’exprimer la joie, le bonheur engendrés par la solitude, une solitude relationnelle basée sur une connaissance sensorielle. Dans le calme et le silence, empli d’un sentiment de plénitude, il sent le mouvement de son espace intérieur en relation au monde qui l’entoure : il se sent présent à sa présence qui est le devenir intentionnel de sa conscience sensorielle.

De forme cylindrique, avec une structure en trois volumes délimitant un espace intérieur, la scénographie donne à voir des effets de miroir, de transparences et de profondeur, ainsi que des reflets de lumière rappelant le feu, symbole de « l’éternel retour. »

Dithyrambes par Jérôme Sanson est un spectacle envoûtant, poétique et féérique, expressif et signifiant, qui émeut et fait réfléchir.

Les Dithyrambes de Friedrich Nietzsche
Les Dithyrambes sont des vers lyriques à la louange de Dionysos, héros grec « surhumain » différent des dieux puisqu’il est soumis à la mort, mais aussi des hommes car il renaît toujours. C’est le dieu de « l’éternel retour », thème central de Ainsi parlait Zarathoustra de Friedrich Nietzsche qui estimait que, pour comprendre cette notion, il fallait préalablement parvenir à la solitude. Pour le philosophe qui affirmait que « souffrir de la solitude est mauvais signe ; je n’ai jamais souffert que de la multitude, » la solitude est source de bonheur car elle conduit à l’affirmation de soi.

Les Dithyrambes de Dionysos sont le dernier ouvrage que Nietzche a mené à bien avant d’être terrassé par la maladie. Il s’agit de neuf poèmes, dont trois figurent dans Ainsi parlait Zarathoustra. Ils expriment l’opposition entre le concret et l’abstrait, entre ce qui est imposé par la règle ou la loi et ce qui relève de la phusis, la nature, le milieu environnant et des conséquences de cette opposition sur l’homme occidental.

Jérôme Sanson
Après des études théâtrales et chorégraphiques, Jérôme Sanson s’oriente vers un travail d’expression en lien avec des textes fondateurs, tels Ainsi parlait Zarathoustra.

Artiste alliant la voix et le geste, il s’intéresse au langage rythmé du corps théâtral incarné.

Les artistes
Expression vocale et gestuelle de Jérôme Sanson, musique de Léo Sanson, mise en espace et chorégraphie de Jean Masse, scénographie de Bruno Lahontaa, création lumière de Jean-Pascal Pracht et conduite lumière de Jean-Christophe Quinsac.

—> En savoir plus sur Dithyrambes

 

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