Dimanche littéraire

Dimanche 11 octobre

Entrée libre

    • 15H00 : rencontre avec Jean-Paul Brussac pour son livre Le Marbre témoigne – Médiation : Jean-Hugues Larché

      «…Mon travail consiste à positionner les blocs de marbre d’une certaine manière. Quand ça se passe, c’est fulgurant. Je n’ai pas le droit de les reprendre et de les reposer ensuite. Je ne peux plus les remettre autrement, sinon ce serait de l’enluminure. Je veux que ça donne l’effet de quelque chose de suffisamment physique, décisif et essentiel pour l’on voit que c’est posé comme ça et pas déplacé volontairement vers un rayon de soleil.
      C’est comme être dans une posture zen. Il faut que je sois dans un certain état d’esprit, de détachement, de sérieux aussi. Et que je sois très décidé. Il faut que je sois seul pour le faire. Sinon, je risque de tout lâcher et de tout casser. C’est un moment essentiel, dans le cas où la création est ce moment essentiel ou important. C’est là que ça se passe. Je dois être dans un absolu relâchement et dans une grande intensité de réflexion et de décision…»

 

    • 16H00 : rencontre autour du Guide du Bordeaux colonial – Médiation : Alexandre Fernandez.
      Bordeaux s’est développé en jouant un rôle essentiel dans la constitution de l’Empire français.
      Ce livre s’intéresse à l’histoire de la ville à travers les noms de rues, voies et autres lieux choisis pour honorer ceux qui ont contribué à la construction de la France coloniale.
      Ce n’est pas, le plus souvent, en tant que négriers, ­esclavagistes, sabreurs, administrateurs coloniaux, théoriciens du racisme que beaucoup de personnalités ont été honorées. Elles l’ont été pour d’autres raisons mais elles ont été clairement engagées dans le système colonial.
      Bien des bienfaiteurs de la ville ont fait ruisseler un peu de leur fortune accumulée par la production et le négoce des produits coloniaux issus de l’esclavage et du travail forcé. Bien des militaires et des hommes politiques honorés ont contribué à leur ouvrir et à protéger leurs marchés. Bien des universitaires ont apporté la caution scientifique justifiant la domination.
      Ce guide n’ignore pas les quelques anticolonialistes à qui une place a tout de même été faite dans la ville. Il visite quelques lieux de mémoire et propose quelques coups de projecteur sur des aspects peu enseignés de l’histoire coloniale.
      Que ce guide permette de voir la magnificence de la ville sous un autre jour. Qu’il invite à d’autres promenades. Qu’il contribue à décoloniser les imaginaires.
      C’est un produit de haute nécessité dans la lutte contre toutes les formes de racisme.

 

    • 17h30 : rencontre avec Francis Bugarin pour son dernier roman L’Olivâtre, publié aux éditions Librairie Olympique*.
      “…L’Olivâtre s’approcha et perçut un bruit insolite. Un gargouillis de moteur électrique. Un bourdonnement très faible. Ce fut en posant sa main sur la chose pour l’essuyer qu’il prit conscience que c’était vivant. La chose respirait. À sa façon, mais respirait. En lui ôtant les peaux gluantes la recouvrant elle souffla légèrement. Il aperçut deux petits bras et deux minuscules jambes. Une tête ronde énorme donnait à l’ensemble une forme de sphère. En essayant de la positionner sur le dos afin de lui essuyer le ventre, ils virent en même temps deux gros yeux grands ouverts les observer tantôt elle, tantôt lui. Deux yeux énormes…

 

 

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