Au bout du quai

Au bout du quai
déjà
ce n’est plus la terre
une lenteur affleure le chemin d’eau
tant d’oiseaux pénètrent l’onde

quand tu fuis de brume en brume
en moi le vide en flammes
en toi un nuage froid
quand j’arpente les champs d’algues

un batelier sonde l’onde
une passagère déplace le monde

tant d’amours fantômes hantent ton lit
nos maisons chancellent
passent nos vies

Andrée Lacelle (Québec)

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.