Puis à nouveau le long des façades basses et bossues

Puis à nouveau le long des façades basses et bossues

Puis à nouveau le long des façades basses et bossues
au crépi qui s’effrite, les pavés bourdonnant
comme du gâteau encore chaud entre les bordures raides et obliques
du caniveau. Dans la cour, la sueur fraîche
pose un glaçage sur les minces plaques dans la cour qu’un métier enchanté passe
tranquillement par les fenêtres ouvertes, meringue et cannelle blonde sur les blonds
couvercles encroûtées des poubelles. Comment appelons-nous cela. Nostalgie
réelle ? Pâte de privation collective. Cela ne compte pas. A la clôture s’adosse
un regard. Dedans, toutes les heures, le cri strident des rails du tram.
Traduit de l’allemand par Heike Mittler

Dann wieder die niedrigen buckligen

Dann wieder die niedrigen buckligen
Fassaden entlang, von denen mürbe der Putz bröselt, das Pflaster summend
wie ofenwarmer Streuselkuchen zwischen den steilen schiefen
Rinnsteinkanten. Frischer Schweiss
glasiert die dünnen Bleche im Hof, die ein verwunschenes Gewerbe bequem
aus den offenen Fenstern schiebt, Eischaum und Zimt auf blond
überkrusteten Müllkastendeckeln. Wie nennen wir
das. Reales Heimweh? Allseits entwickelten Mangelteig? es zählt
nicht. Vor dem Zaun lehnt ein Blick. Darin stündlich
das Kreischen der Strassenbahnschienen

Brigitte Oleschinski (Allemagne)

in, La poésie allemande contemporaine
Editions Seghers/Goethe-Institut Inter Nationes, 2001
Your Passport is Not Guilty
Reinbek / Hambourg, 1997

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