Ode

Ode

Toi et moi
les bras tendus
à hauteur de l’azur
avec la folle envie d’accoter nos regards
au royaume des étoiles.

Nos oreilles collées au sol
ont cru entendre
le bruit des feuilles mortes
– était-ce celui des fleurs desséchées ?
Qu’importe !  la terre lieu d’empreintes
est terreau fertile à toutes les promesses.

Toi et moi
la nuit, le jour
toute l’exultation criée,
nos cœurs dansaient la foudre
au pied d’un arbre égaré.

C’était l’espoir, c’était l’instant
c’était toi et moi
mais l’amour consume les étoiles
et les étoiles qui meurent
dans les yeux des amants
emportent avec elles la flamme du rêve.

Adieu !
Aucun mortel n’a de force à vaincre l’éloignement cosmique.

Gabriel Okoundji (Congo-Brazzaville)

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