Tu sais qu’en traversant…

Tu sais qu’en traversant…

Tu sais qu’en traversant les vents des ponts de
Seine

Où les jardins du
Roi sont ouverts au public
Il y aura toujours des enfants au cœur calme
Qui pendant ton tourment longeront le bassin-La plage de pavés où c’est toujours vacances
Pensant que tout est bien que les jours se ressemblent

Comme l’animal s’enroule levant vers toi
Son regard suppliant qu’éclate la conscience
Impatient tu tenais l’œil levé vers l’absence
Est-ce ainsi la vieillesse l’approche de la mort
Cette impasse de temps quand l’épreuve est passée

Quand s’ouvre lentement le bronze du futur

Nocturnes compagnons évcilleurs de détresse
Tels jadis nos départs préfiguraient des morts

Quand sur la grève étroite entre vagues et vents

Elle ou lui délivrés las de ces jours intimes
Dans un souffle à la fin dans un cri : je te hais
Nocturnes compagnons je connais vos détresses.

Michel Deguy

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