Oued Gabès

OUED GABES

Dis-moi si l’eucalyptus endurcit
Ton écorce si la pierre écoute
Toujours le vent si le sable retient
Nos demeures dans l’ardent souvenir
L’attente des eaux entremêle absence
Et retour des mirages
Sur les bords ravinés
Se dessèchent les ans comme figuiers avares

Ami des crues las des rives monotones
Noué dans le lit des lauriers amers
Tu cries aux vallées ingrates à pleine gorge
J’emporte vos échos chants bravant l’orage
Noces de feu dans les ciels sauvages
Cette palmeraie née de mes entrailles
Debout entre mes yeux et la mer.

Tahar Bekri

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