En notes de vent

En notes de vent

Hier, descendant de la montagne ,
Plusieurs événements merveilleux, pour un enchantement infiniment
Délicat .
Suivant notre chemin de terre rouge,
Nous marchions parmi les pottoks
Qui semblaient nous ignorer,
Tout occupés à leur déjeuner,
Broutant l’herbe fraîche .
Pottoks amoureux,
Et chef de groupe,
Pottoks juste nés
sur leurs pattes frêles,
Suivant leurs mères nourricières.

Patience et silence

Ils nous ont acceptées.

Venant nous renifler et ressentir
Qui nous étions…
Dialogue
D’égal à égal.
Intimidés tous et toutes
L’espèce rare et délicate
Acceptait notre approche
Prudente et intimidée toute autant.

Soudain le vent
tourbillonnant
Sifflant.
Le sorcier
Chantant
Et le flûtiste invisible
Nous contaient les légendes du printemps basque.

C’était la première fois
Je n’avais jamais vu
Jamais entendu
Le vent me jouer de la flûte de pan
Ni écouté une telle petite mélodie qui me restera dans le cœur.
L’invité invisible,
L’exilécouter a son âme près de nous
le rescapé des voyages sans retour
Nous adressait sa litanie légère
En notes de vent .
Et nous ne voulions plus qu’il s’arrête de jouer de sa flûte cosmique.

Là-bas dans les montagnes basques,
Pour la première fois depuis longtemps
Depuis toujours,
Les mélodies flûtées d’un indien d’Amérique me sont aussi parvenues.
Par un beau jour de soleil & de vent
À 926 mètres au-dessus de l’océan Atlantique,
Artzamendi et falaises aux vautours lyriques de beautés simples.
Inolvidables.

L’enregistrement n’a rien donné.

On n’entend que le vent puissant
Mais je sais bien , qu’il y avait un amérindien qui nous accompagnait de sa flûte.
La brume était en bas sur Itxassou,
Mais non , elle était plus bas.
La brume polluée s’étalait sur Biarritz & Bayonne, jusqu’à l’Adour

Et là haut les vautours fauves guettaient leurs proies
Plongeant sur elles
S’arrogeant Le droit de carnage
Pour satisfaire leurs ventres.

Les Pottoks, eux continuaient de s’ébrouer, et brouter, non sans être venu mettre leurs museaux dans nos mains vides mains tendues vers eux.

Les moutons et agneaux encore enneigés de leurs laines
Gambadaient joyeusement
Jouant à se poursuivre,
les agneaux agiles
Réclamaient aussi leur dû de lait maternel bienfaiteur.

C’était avant
C’était hier
Et maintenant que nous partons
Nous restera cette flûte en tête
Et nos yeux grands ouverts vers
L’horizon,
le futur retour
À moins que ce ne soit
Le retour vers le passé inconnu.

Véronique C Chastelier

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