Passante

Passante

mur d’âmes au bois des eaux
murmures du temps, fibrilles et radicelles
quelle sélénite godille dessus l’îlot des forges
en robe du soir et talons hauts
elle a dégringolé les marches
son cou dodu saigne un peu
sous l’arche brune de ses cheveux
d’une tombe en flammes surgit la main d’icelle
comme d’un champ d’orge la mort en os
l’ai-je bien descendue dit l’assassin de l’escalier
quel chemin sombre
nuit d’étincelles

Hubert Haddad
La Verseuse du matin – Ed. Dumerchez

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