Lorelei


Musique : Friedrich Silcher – Ténor : Peter Schreier

Die Lorelei

Ich weiß nicht, was soll es bedeuten,
Daß ich so traurig bin;
Ein Märchen aus alten Zeiten,
Das kommt mir nicht aus dem Sinn.
Die Luft ist kühl, und es dunkelt,
Und ruhig fließt der Rhein;
Der Gipfel des Berges funkelt
Im Abensonnenschein.
Die schönste Jungfrau sitzet
Dort oben wunderbar,
Ihr goldenes Geschmeide blitzet,
Sie kämmt ihr goldenes Haar.
Sie kämmt es mit goldenem Kamme
Und singt ein Lied dabei,
Das hat eine wundersamme,
Gewaltige Melodei.
Den Schiffer im kleinen Schiffe
Ergreift es mit wildem Weh;
Er schaut nicht die Felsenriffe,
Er schaut nur in die Höh.
Ich glaube, die Wellen verschlingen
Am Ende Schiffer und Kahn;
Und das hat mit ihrem Singen
die Lorelei getan.

La Lorelei

Je ne sais pas pourquoi
Mon cœur est si triste,
Un conte des temps anciens
Toujours me revient à l’esprit.
La brise fraîchit, le soir tombe
Et le Rhin coule silencieux :
La cime des monts flamboie
Aux feux du soleil couchant.
La plus belle des jeunes filles
Là-haut est assise merveilleuse,
Ses joyaux d’or étincellent,
Elle peigne ses cheveux d’or.
Elle les peigne avec un peigne en or
En chantant une romance,
Son chant a un pouvoir
Etrange et prestigieux.
Le batelier dans sa petite barque
Est saisi d’une folle douleur,
Il ne voit plus les récifs,
Il regarde toujours en l’air.
Je crois que les vagues ont finalement
Englouti le batelier et sa barque
Et c’est la Lorelei, avec son chant fatal,
Qui aura fait tout ce mal.

Heinrich Heine

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