La cité

LA CITÉ

J’ai toujours rêvé d’une cité où dès mon réveil,
Le chant des oiseaux
Me rappelle les douces chansons de ma maman
Où les gens s’aimaient tendrement.
J’ai toujours rêvé d’une cité,
Où dès le réveil
Le chant des oiseaux
Me rappelle le chant des coqs de mon village.
Village de N’der,
Village des braves femmes du walo,
Où dès le premier chant du coq,
Les femmes se lèvent
Pour piler le mil.
Village du walo où dès le matin.
Ndiadiane Ndiaye, l’homme aux longs cheveux,
Fondateur de l’empire du djolof
Se promène sur le rivage,
Pour départager les pêcheurs.
Ecoute, écoute le bruit des pilons,
Tendre et doux à mon oreille
Qui me ramène par la pensée,
Vers la cité où dès le réveil
J’entends le chant des moineaux
Qui s’envolent à l’horizon.

 Diagne Toutou Baila Ndiaye (Sénégal)

GOKH BI (version en oualof)

Dama mas di janeer gokh bu,
bu may yewwu, woyu picc yi
Di ma fàttali samay woyi yaay yu neex ya.
gokh bu, nit ña dañoo soppante woon.
Dama mas di janeergokh bu,
Bu bët di set, woyu picc yi
Di ma fàttali woyu séqi sama dëkk ba.
Ndeer,
Dëkku jigéeni Waalo yu jaambaare ya,
Fa nga xam ne, sab bu jëkk rekk,
Jéeg ji jóg
Ngir soq dugub.
Dëkku Waalo bu, bu bët di set
Njaajaan Njaay, góor ga ca njañ la,
Di ki sos nguuru Jolof,
Di doxantu ca tàkkal dex ga
Ngir àtte mool ya.
Dégal, dégal Kandaŋ-ndaŋ gi kuur yi
Neexa dégg ci samay nopp
Di ma delloo, ci sama xel,
Ca gokh ba nga xam ne bu bët daan set
May dégg woyu sawóor yay
naaw ca gët-yem ga.

Tutu Bayla Njaay (Sénégal)

Une réflexion au sujet de « La cité »

  1. Traduire c’est vivre
    Vivre c’est traduire .

    À propos de l’acte de traduction : André Marcowitz immense polyglotte-traducteur-écrivain- poète sera jeudi à Bordeaux , dit joliment ceci :
     » Quand on lit les yeux glissent
    Quand on traduit les yeux plongent. »

    Et Tzvetan Todorov, inoubliable, disait
    « La connaissance de soi passe necessairement par la connaissance des autres « .
    Ainsi traduire , oser la traduction , c’est prendre le risque de faire connaissance non seulement avec les autres mais aussi avec soi même , ce qui ressemble à une voie infinie, sinueuse.

    La poésie que l’on se risque à traduire nous enseigne, elle, la voix intérieure qui chuchote au cœur et aux sens d’abord puis à l’esprit après.
    Parfois, ce n’est pas une voix mais plusieurs voix qui conversent entre elles , ainsi que le raconte Hélène Cixoux :
    « Le moi est un peuple…
    Je suis hantée par des voix: écrire , c’est faire entendre ces voix, chacune avec sa coloration, son idiome, dans une écriture tressée, multicolore, multi vocale . »

    Véronique Cotet Chastelier

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *