Je pars d’un port

Je pars d’un port

Je pars d’un port dans l’antre d’un rocher
qui ouvre sur l’océan sa bouche de misaine
Vois l’eau du mât ma seule hauteur
voilà du mot son œuvre morte me mouillant à peine
je le pare en exergue et allume sur son nom
un feu adjectif à ces définitions avec la vague désespérance du naufrageur embarqué
entre la vergue et le raban
qu’on sonne le départ
voyelle vers des archipels
et toutes les bibliothèques se font mes mers intimes
je suis à la lettre des mots clandestins pour des destinations clandestines
le dessein des œuvres vives
sous la ligne de flottaison
titre d’un horizon cardinal
du sud palindrome à l’anagramme rond du nord
où est l’ouest lourd si l’est est le soleil
j’oriente une révolution sémantique
avec le lever d’un poème

Naly Razakandraïbé

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