À cent quatre vingt degrés

À cent quatre vingt degrés

Succomber à l’appel de l’ouest
à ces rails qui te portent
débordent l’heure
de la rencontre
Tu arrives dans le lieu du souvenir
où l’acte devient métaphore
glissement de langage
silence
Par les yeux qui t’ont attendu
redécouvrir la montagne
par de-là le Tessala       point
de vue détourné

2.

Tu parles au passé
de ce qu’il reste à colmater
sur le chêne que l’on maltraite
Gestes ancrés       répétés
balbutiements de notes crochetées
sur la surface à polir
à vivre
Centres digitaux blessures
tu articules chaque courbure
et plonges lentement
dans la mémoire
qui ne se raccommode pas.

3.

À l’ombre du mur
dernière demeure du soleil
rendez-vous matinal
Poursuite         rituel
de l’histoire à venir
de la matrice retournée
Ce sont ces mêmes doigts
qui étreignent le chemin
les rails qui s’enflamment
le carré de terre
l’angle de tir
l’attente époumonée

4.

Tu ne dis pas
l’ordre des choses
la résurgence du doute

5.

Tu ne célèbres pas
ce qui passe
ce qui vient
tu entres dans le silence
à heure nommée
c’est à cent quatre vingt degrés
que tu te conjugues.

Samira Negrouche

Sidi Bel Abbès – Alger, le 8 février 2010

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