Rêve qui de nouveau…

Rêve qui de nouveau a pris ma main, qui m’a mené par la forêt obscure,
à présent je dois me confier à cette chance que tu fus.
C’était au bord de la forêt de mon enfance. Ma mère

à l’orée d’un chemin dormant : Veux-tu rentrer ? me disait-elle.
Allons, il se fait tard, il est grand temps.
Mais comme j’étais étonné de la voir prendre

un chemin qui nous éloignait de la maison : C’est juste,
se reprenait-elle, ce chemin n’est pas pour toi. Et dans la nuit
où je m’en retournais en larmes, éclataient  cent et une roses.

Jean-Yves Masson, Neuvains du sommeil et de la sagesse XCIV

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