Old piano

Old Piano
(after Nelligan, 1897)

The soul in this old instrument no longer sighs:
what a somber mien its lowered cover imparts;
thrown out from the salon, it naps in the shadows,
this ancient misanthrope soured by solitude.

I still recall the innumerable nocturnes
my mother used to play me, and weeping, I dream
of those evenings, long since passed to the penumbra,
when Liszt was called triste, and Beethoven the end.

Piano of ebony, symbol of my life:
my poor soul, like yours, is ravished of happiness;
you lack an artist, and I the true ideal.

And still you sleep there, my sole joy in the world:
who then shall bring your funereal keyboard back
to life with triumphant song, o profound distress?
Vieux piano
(d’après Emile Nelligan, 1897)

L’âme de ce vieil instrument ne soupire plus ;
quelle mine sombre avec son couvercle fermé ;
jeté en dehors du salon il sommeille dans l’ombre,
cet ancient misanthrope aigri par la solitude.

Je me souviens encore des innombrables nuits
lorsque jouait ma mère, et pleurant, je rêve
de ces soirées, depuis longtemps enfouies dans la pénombre,
quand Liszt était triste, et Beethoven l’accomplissement.

Piano d’ébène, symbole de ma vie :
ma pauvre âme, comme la tienne, a son bonheur violé ;
il te manque un artiste et à moi un véritable idéal.

Et tu dorsencore là, mon unique joie au monde :
Qui alors ramènera ton lugubre clavier
à la vie avec un chant triomphant, o grand délaissé ?

Geza Tetrallyay, Cello’s Tears

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