Les amants

dans le souffle troublé du frémir en paroles
dans le battement sourd qu’un cœur au cœur affole
le bonheur bleu des yeux s’ouvrant à l’aventure

une nuit à aimer comme un oiseau s’envole
le rivage longé d’un couple qui s’isole
les mains jointes serrées étreignant l’aventure

rejetant la folie des silences qui violent
elle a cambré son corps comme une parabole
le plaisir épanoui appelant l’aventure

confuse éperdue dans son âme en corolle
elle a mis son corps nu dans la forêt symbole
d’un ailleurs insondable rêvant à l’aventure

vaincue dans l’ombre floue où un rêve s’étiole
le tangible présent imposé comme un rôle
cachant le passé troublant se masquant d’aventure
dans la forêt cachée elle craignait d’être folle
elle s’est mise nue comme un corps en obole
vibrante chair d’amour et chantant l’aventure

Jean-Louis Argelliès

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