Ceux qui marchent en se tenant la main

Los que caminan cogidos de las manos

Los que caminan cogidos de las manos,
Con sus manos levantan una torre,
Construyen una casa,
Organizan el mundo.
Limpian el aire de hojas rotas.
Saludan el amanecer
Acuestan el ocaso,
Defienden los primeros frutos.
Aseguran, afirman, juntan.

Y nos rompen el corazón.

Ceux qui marchent en se tenant la main

Ceux qui marchent en se tenant par la main,
Avec leurs mains élèvent une tour,
Construisent une maison,
Organisent le monde,
Lavent l’air de ses feuilles mortes,
Saluent l’aube,
Couchent le crépuscule,
Défendent les premiers fruits,
Assurent, affirment, unissent.

Et nous brisent le cœur.

Roberto Fernández Retamar

(né en 1930 à La Havane) – Historia antigua (1964) – Voix (Maspero, 1977) – Traduit de l’espagnol (Cuba) par Fanchita Gonzalez Batlle.

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